Les outils anti-procrastination pour sortir de sa boîte de sardines

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Cinquième billet sur mon blogue, cinquième publication à vie. Je suis passé par différents chemins qui ont tous parcourus différentes facettes des blogues et du web 2.0 que ce soit en alimentation ou tout simplement pour les lecteurs avertis (ou non!). Chose certaine, le blogue reste au centre de nos interactions sur le web. Qu’on blogue pour le plaisir, pour le travail, pour se promouvoir, pour s’exprimer… Toutes les raisons sont bonnes. Mais on se rend bien compte que pour se faire entendre on doit pédaler fort surtout dans ce web 2.0 qui nous entasse de plus en plus comme des sardines. Des sardines qui finissent par créer du contenu au goût presque identique.

Je vous en ai parlé, mais vous l’expérimentez en ce moment même. La visibilité sur le web demande une certaine rigueur. Le pire ennemi de la rigueurgiphy (2) et de l’efficacité… La PROCRASTINATION.  Si vous êtes comme moi en mi-session, prit entre le travail, la vraie vie et l’école, la procrastination est votre vrai fléau. Quand se monstre vous prend et s’acharne sur vous, écrire deux lignes à votre cinquième publication (dhuuu!) vous aura probablement prit un bon 10 minutes entre coupés de votre X ième visite de la journée sur Facebook en espérant du nouveau contenu intéressant pouvant vous donner un raison de vous enfarger les pieds dans le tapis.

Donc pour vous, voici mon top applications anti-procrastination testé et approuvé par… moi la championne de la perte de temps.

  1. Cold Turkey: La meilleur selon moi. Cette application se fera une priorité de vous aider à bloquer, pour certaines périodes clés, tous les sites qui peuvent contribuer à vous détourner de votre mission. Et ne soyez pas timide sur la sélection! Netflix, youtube, gmail, hotmail, twitter… Tout y passe. Un seul petit détail: attention à la durée sélectionnée sinon vous risquez de vivre un vrai sevrage!
  2. Alarmy: Une des armes les plus violente de la procrastination est probablement (dans mon cas c’est très clairement ça) le réveil. Le snooze je connais ça! Vraiment un gaspillage de temps et de qualité de sommeil. Cette application vous réveille avec une détermination tellement présente que vous n’aurez pas le choix de vous lever pour reprendre la même (j’insiste!) photo que vous aurez prise la veille au couché pour pouvoir éteindre l’alarme. En passant, c’est pas trop une bonne idée de prendre une photo de votre chat. Je dis ça juste au cas. Pour les plus paresseux, vous avez également l’option du problème de math ou le «shakage» de gras de bras. Je vous laisse découvrir le tout.
  3. Focus Booster: La technique Pomodoro vous connaissez? Je sais pas pour vous, mais ça m’arrive généralement assez souvent dans une session de m’acharner sur une tâche pendant plusieurs heures tandis que des petites séances de travail seraient probablement beaucoup plus efficaces. C’est donc ce problème que cette application se propose de régler. La technique Pomodoro et donc l’application vous permet de fractionner votre travail en séances de 25 minutes entrecoupées de pauses de 5 minutes et de pauses un peu plus longues après 4 séances.
  4. Any Do: La reine des applications selon moi dans l’art de la gestion des tâches. Elle vous permettra de faire vos «to do list» comme un pro et de façon réellement conviviale.

Et voilà! Si après ça la procrastination vous empêche toujours d’avancer, il ne vous reste que l’option du bunker verrouillé à clé! Et vous? C’est quoi vos méthodes pour rester efficace et ne pas perdre vos objectifs de communication de vue?

 

 

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Survivre au «far web»!

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Nous le savons tous, la compétition sur le web est cannibale! Entre l’info-poubelle et l’information de qualité, difficile de se tailler une place et d’y rester. Pourtant, qu’on parle du domaine de la santé ou de n’importe quel autre, je ne vais jamais assez insister sur l’importance d’avoir accès facilement à de la bonne information de qualité! Les info-pollueurs s’y connaissent très bien en visibilité et en sensationnalisme! Je vous propose donc quelques armes de choix pour rester en vie sur le «farweb».

Tout d’abord deux stratégies clés de survies: visibilité et présence web. C’est le «Inbound»! Le In-quoi? Je sais, en santé on connaît pas trop ce charabia là mais en gros, le «Inbound» c’est pas bien compliqué et c’est juste magique! Publier du contenu de qualité pour qu’il soit bien visible par les moteurs de recherche. Quelques partages sur les réseaux sociaux et bientôt votre proie passera de son salon à votre blogue. Ho-mon-dieux! En prime, si vous publiez rapidement, vous obtiendrez deux lecteurs pour le prix d’un!

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Mais le contenu de qualité et efficace c’est quoi? C’est ça:

  1. Comme je vous ai outillé dans un billet précédent pour vous aider à repérer le contenu de qualité sur le web et bien à vous d’en créer. Positionnez-vous en tant qu’expert dans votre domaine pour vous amener davantage de crédibilité et de lecteur. Servez-vous des autres experts dans le domaine pour appuyer vos billets. Vous allez voir, vous allez faire tremblez les info-pollueurs!
  2. Être partout à la fois: Le maniement des armes est essentiel au far web! Post, blogue, twit, photo sur snap chat ou vlog sur youtube. Certaines applications peuvent même vous permettre d’utiliser en synchronisme parfait ces différentes techniques de communication.  Profitez-en pour faciliter les déplacements de vos lecteurs d’une plateforme à l’autre en ajoutant sur vos différents médias sociaux des accès facilités. Devenez maître absolu dans l’art du maniement des armes de communication sur le web et vous allez rapidement vous positionner en tant que leader dans votre domaine.
  3. On reste en mouvement! Ce n’est pas le temps d’attendre que la bataille prenne fin. Entrez dans la mêlée avec votre cri de guerrier du web et attaquez à coup de commentaires sur les autres blogues, référez vos écrits, partagez du contenu et tenez vous loin des «likes» qui ne vous apporteront qu’un faux sentiment de victoire et d’efficacité. Amener vos lecteurs à entrer en interaction et à contribuer à vos écrits. Générez le contenu, mais alimentez-le également.
  4. Ne laisser pas le temps à vos ennemis de reconstruire: On doit demeurer actif et attaquer au cœur du «far web» régulièrement! Vous n’êtes pas obligé d’avoir des interventions interminable pour rappeler à l’ennemi votre présence qui ne démord pas.
  5. Finalement, le dernier point est probablement celui qui demande le plus de temps (je parle par connaissance de cause!) pour en apprendre les milles et une subtilités!  Je suis d’ailleurs moi-même encore à mes premiers pas dans cet aspect du «Inbound». Le référencement! Ça peut vous amener un méchant mal de tête au moment de la rédaction, mais ça peut être réellement payant pour augmenter le trafic sur votre blogue. Pour vous attaquer à ce point (et je vous sauve les milliers de détails et d’étapes différentes) vous devrez vous familiariser avec le fonctionnement des mots clés sur votre blogue, les règles de référencement des différents moteurs de recherche et même de la conception de votre blogue en soit! Ouf! Mais bref, si vous voulez aller plus loin, je vous conseil réellement de jeter un petit coup d’œil à cet article de Comment ça marche? qui fait le tour de la question.

En gros, pour se positionner sur le web et éviter que l’homéopathe d’à côté nous prenne une bonne croquée dans notre liste de visiteur sur notre site web, ça prend du temps, de la patience et du gros vouloir! Si vous n’avez pas de temps et bien ne le perdez pas à créer du contenu inutile que personne ne pourra voir faute de visibilité. Il faut s’y investir à fond pour être au front! Et vous, c’est quoi votre tactique pour rester toujours au top?

Sources:

BDC. Outils de suivi des médias sociaux gratuits et peu chers pour votre entreprise, [en ligne]. https://www.bdc.ca/fr/articles-outils/technologie/applications-gratuites-peu-couteuses/pages/outils-suivi-medias-sociaux-gratuits-peu-chers.aspx, (page consultée le 24 février 2016).

Comment ça marche, Référencement naturel (SEO) – Guide pratique complet, [en ligne]. http://www.commentcamarche.net/contents/1267-referencement-naturel-seo-guide-pratique-complet, (page consultée le 24 février 2016).

Comment ça marche, Utiliser les réseaux sociaux pour sa stratégie B2B, [en ligne]. http://www.commentcamarche.net/faq/28947-utiliser-les-reseaux-sociaux-pour-sa-strategie-b2b, (page consultée le 24 février 2016).

 

5 trucs essentiels pour devenir un «info-pollueur» hors paires!

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Exaspéré de voir votre beau-frère engloutir l’info-poubelle du web aussi facilement qu’un Foodies englouti son foie gras? Pas étonnant avec toutes les ruses pour transformer n’importe quel contenu complètement insensés en un contenu largement acceptable pour les yeux non avertis. Avec le nouvel arrivage massif au quotidien de milliers d’informations différentes sur un même sujet, pas étonnant que même les professionnels s’y mêles au jeu. Alors voici donc 5 étapes toutes simples pour vous prêter à ce jeu et pour vous payer un peu la tête de votre beau-frère.

1. Utiliser du contenu alarmiste et non nuancé

Quoi de plus accrocheur comme titre que «Le lait, poison mortel!» ou «Smoothie extraordinaire qui brûle les graisses!» En santé, les sites présentant des contenus alarmistes et non nuancés sont une vraie plaie. Comment concurrencer avec ce type d’info-pollution qui ont d’ailleurs royalement le don de nous donner une peur bleue et de nous faire remettre en question toutes nos habitudes de vie.

«Est-ce que mon foie va me lâcher si je ne fais pas de diète détoxifiante après Noël? D’après ce site, les sensations de fatigue et de ballonnements et les difficultés de digestion sont des signes que nous lance notre corps pour nous informer que notre foie ne va pas bien. Ça tombe bien, ils offrent justement une cure à seulement 150 $ par semaine sur leur site web.»

Pourquoi douter lorsque d’un côté il y a un risque qui semble évident et que de l’autre on nous présente une information ni blanche, ni noire qui fait dans le gris et qui s’abstient généralement de réponses tranchées et évidente. Beaucoup plus ennuyant non?

2. Cacher son identité

Comme je l’ai déjà abordé dans mon précédent billet, il est devenu
très accessible pour tous de partager le contenu de notre dernier repas sur les réseaux sociaux. Et bien, malheur est de dire que c’est la même histoire pour les informations que vous trouverez en lien avec votre mal de tête contracté après une fin de semaine à garder vos neveux. Allez! Faites le test et je vous garantie que demain vous prendrez votre café à l’urgence en attendant de vous faire rassurer, si vous ne possédez pas de sens critique, évidemment…Confused (5)

Petite suggestion qui pourrait bien faire parler votre beau-frère. Pourquoi pas démarrer votre propre blogue sur l’impact des ondes de cellulaires sur le cancer? L’effet sera complet si vous publiez sous un pseudonyme tel que Doc-Immunité tout en omettant de mentionner votre formation de pâtissier. Assurez-vous de vous positionner en tant qu’expert grâce à vos expériences personnelles et histoires vécues. Vous pouvez aussi y ajouter quelques formations de médecines naturelles et douces données par quelconque guide spirituel. Également, pour vous confondre à la masse d’«info-poubelle» de première qualité, assurez-vous qu’il soit bien difficile pour vos lecteurs de vous contacter et de vérifier votre identité.

3. Utiliser de grands mots et citer des études pour vous donner davantage de crédibilité

Un tactique plus qu’efficace en matière de pseudo-science consiste à trouver sur le web une étude qui dit exactement ce que vous voulez démontrer (on travaille à l’envers ici!). Comme les lecteurs sont souvent mal outillés pour déterminer qu’est-ce qu’une bonne ou une mauvaise étude, vous pouvez simplement négliger certains détails importants de ce papier tel que le fait qu’elle ait été réalisée sur les rats ou encore en éprouvette ou même qu’elle se base sur un échantillon de 10 participants dont 3 que nous n’avons pas pu comptabiliser puisqu’ils ne se sont pas rendus jusqu’au bout du processus.

Tant qu’à y être, je vous conseil fortement d’utiliser divers termes tirés de votre article que vous aurez d’ailleurs sélectionné avec soin. Ça ajoutera une touche de science et de crédibilité, même si vous n’en comprenez pas le sens.

Pour devenir un as en matière de manipulation des études scientifiques je vous conseils vivement cet article qui vous guidera sur la marche à suivre.

4. S’assurer d’utiliser des sources d’informations désuètes et de manipuler l’information

Je sens qu’on approche de l’oeuvre en matière d’info-poubelle! Mais encore quelques détails. Lorsque vous compléterez votre liste de références, je vous conseils d’y inclure des références de plus de 10 ans puisque les personnes qui penseront à les valider seront très peu nombreuses. Qu’une de vos ressources ait été discréditée par le milieu scientifique au complet et radié de son ordre le cas échéant risque de passer sous le nez de bien de vos lecteurs.

Profitez de votre nouveau statut d’expert en la matière pour discréditer les sciences traditionnelles. Généralement, l’argument des professionnels endoctrinés par les grandes compagnies gourmandes de billets verts fonctionne très bien.  Vous êtes donc au stade où vous pouvez venter les vertus révolutionnaires de votre approche naturelle et sans produits chimiques.

5. Vendre des produits à gros prix de façon détournée et ventant vos techniques révolutionnaires

Vous êtes rendu au stade où vous pouvez rendre le tout Cash (1)lucratif. Rendu à ce stade vous devriez avoir convaincu vos lecteurs de votre positionnement dans le domaine et de votre statut d’expert. Vous pourrez donc, de façon subtile, inclure à votre site web un lien menant vers votre marque de produits maisons pour détoxifier votre corps des «ondes qu’il a absorbé».

Devant vos discours alarmistes, vos arguments béton à coup d’étude scientifique bidons et vos airs de scientifiques soyez sans crainte que la vente de vos produits devrait être facilitée et ce malgré un prix exorbitant.


Alors voilà, vous avez tous les outils nécessaires à la rédaction de la meilleure «info-poubelle» sur le net! En espérant que même si l’analyse des études scientifiques vous réserve probablement encore des secrets, souhaitons que le sarcasme ne vous en réserve plus! Bien que le but ne soit pas de tous être des scientifiques aguerris, je vous suggère tout de même le visionnement de ces deux liens intéressants qui vous outillerons certainement un peu plus.

Émission Bien dans son assiette: Reportage Découverte.

 

D’ailleurs, la réalité de l’info-poubelle est très forte dans le domaine de la santé, mais qu’en est-il de votre domaine respectif?

 

Sources:

Ici Radio-Canada, Émission «Bien dans son assiette». Distinguer le vrai du faux en nutrition sur le web, [en ligne]. http://ici.radio-canada.ca/emissions/bien_dans_son_assiette/2015-2016/chronique.asp?idChronique=398306 (page consultée le 19 février 2016).

Journal du net. Fiabilité de l’information 2.0, [en ligne]. http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/56761/fiabilite-de-l-information-2-0.shtml (page consultée le 17 février 2016).

Université de Montréal. Déterminer la fiabilité de l’information, [en ligne]. http://guides.bib.umontreal.ca/disciplines/74-Determiner-la-fiabilite-de-l-information (page consultée le 17 février 2016).

Nos petits mangeurs. Les sources d’informations en nutrition, [en ligne]. http://www.nospetitsmangeurs.org/les-sources-dinformation-en-nutrition/ (page consultée le 17 février 2016).

Le Pharmachien. Comment faire dire tout ce qu’on veut à une étude clinique, [en ligne]. http://lepharmachien.com/etude-clinique/ (page consultée le 17 février 2016).

 

«Je le sais, je l’ai lu sur internet!»

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Haaaa le web collaboratif! Une façon pour tous et toutes de se faire entendre et de s’exprimer! Un accès à l’information facilité et rapide comme jamais on ne l’avait vu auparavant. Magnifique non? Et pourtant… Ce nouveau pas en avant semble allonger notre route vers la connaissance, puisque après tout, tout le monde a le droit de s’exprimer. Ce web collaboratif semble être un petit pas en avant, très petit même puisqu’il supporte la surcharge informationnelle. C’est l’ère de «l’infobésité»!

Dans tous les domaines, mais plus que jamais dans celui de la santé et de la saine alimentation «l’infobésité» se fait sentir! Le professionnel s’efface devant cet afflux d’informations parfois un peu discutables (question de rester polie) et tantôt tirées des meilleurs spécialistes en la matière. Difficile pour les non initiés de faire le ménage dans tout ça! Tout comme Yann Gourvennec, je ne pense pas que le plus gros du problème soit celui du surplus d’information, mais bien du fait que cet afflux d’information demande de s’y attarder et d’y séparer le bon grain de l’ivraie, chose que bien des gens auront du mal à faire et tout particulièrement dans des domaines aussi complexes que la santé. Ce qui peut donner lieux à d’étranges croyances populaires:

« Je vais me transformer en femme si je consomme trop de soya »

« Lorsque l’on boit du lait, on consomme également du pu, des antibiotiques et des médicaments »

« Je dois détoxifier mon corps car mon foie semble engorgé »

« Le gingembre est 100000 fois plus efficace que le chimiothérapie »

« Boire de l’eau chaude et du jus de citron va changer ma vie, me donner un n
ouvel emploi, régler mes problèmes de couple et me donner une santé d’enfer (en compensant le fait que tous les soirs je mange n’importe quoi en me morfondant sur mon divan devant ma télévision en regardant le nouveau spécialiste sexy qui transpire la santé et le charlatanisme essayer de me vendre ses nouveaux produits de cure détox) »

Confused (3)Je pourrais continuer comme ça trèèèès longtemps car ce sont pour la plupart des choses que j’entend régulièrement dans ma pratique. Le Pharmachien a d’ailleurs écrit un article vraiment pertinent et beaucoup trop parfait sur le sujet!

«L’infobésité» est bien réelle et les lecteurs du web 2.0 devront s’armer de ressources internet en béton pour lutter contre ce phénomène, car bien que l’abondance d’information soit très positive, elle rend aussi les gens vulnérables, qui malheureusement, sont souvent incapables de juger de la validité d’un contenu scientifique. Rien de bien anormale quand la plupart des blogues détox-freak-végano-j’ai-la-connaissance-absolue se permettent de citer des études souvent non valides qu’eux-mêmes ne comprennent pas réellement.

Alors, la prochaine fois que votre collègue de bureau vous servira un de ces « Je le sais je l’ai lu sur internet » vous pourrez lui envoyer ce schéma. Peut-être que vous l’aurez aidé à séparer le bon grains de l’ivraie!

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Sources:

 

Dis-moi ce qu’il «Twit», je te dirai ce que tu manges!

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Aujourd’hui, je vous propose d’explorer une question : Mais que peut bien manger la génération « Y »?

Nous sommes à ce moment où la nourriture devient un élément de mode qui nous fait sentir « In » ou « Out ». « In » selon combien d’ingrédients à plus de 10 $ le kg nous avons intégré à notre dernière recette. « Out » (selon moi) parce que nous sommes déconnectés de la raison pour laquelle notre dernier potage de chou-fleur nous a coûté un loyer en entier et pourquoi manger du chou-fleur en janvier n’est pas la meilleure idée! Tant qu’à y être, laissons les réseaux sociaux nous dire ce que nous devons manger pour nous définir! L’un te dira aucune viande il n’y aura, tandis que l’autre te convaincra que pu dans le lait il y a! Qu’il en soit ainsi, paléo-végano-détox-freak tu seras!

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Après étude, je crois que je tiens quelque chose… Cette génération se nourrit de « like », s’abreuve à même les derniers « Twit » et collationne de la dernière fournée alléchante d’Instagram. Une alimentation basée sur le dernier fils d’actualité de l’ami de l’ami qui est allé faire un photo « shoot » au restaurant assis entre Curieux Machin et le dernier titre branché de l’heure. C’est aussi une alimentation basée sur des séances hebdomadaires bien efficaces de « Food porn » sur Instagram pour mieux faire passer la croûte giphydesséchée de la dernière pizza congelée achetée à rabais ou encore pour oublier le côté «paléo» de notre dernier repas. Et par «Food Porn» n’y voyez pas là quelque chose de vulgaire auquel vous n’aurez probablement pas accès sur l’ordinateur familiale. Ho non, détrompez vous! Votre Facebook en est rempli! Il s’agit plutôt de notre côté voyeur qui s’attarde devant le visionnement de vidéos où l’on tente d’ingérer le plus de calories en un seul repas sous prétexte que s’en est de la gastronomie. D’ailleurs, la bande de joyeux lurons d’Epic Meal Time et leur ascension des médias sociaux a selon moi contribué largement à l’arrivée en trompe de cette révolution du «Food Porn». Comme l’a si bien dit Harley Morenstein lors de son entrevue à Tout Le Monde En Parle en avril 2011, les gens mangent à travers ces vidéos.

Et toute cette luxure, comme l’explique si bien Émilie Bilodeau de La Presse, toujours dans l’attente du futur moment de gloire entre l’atterrissage, sous notre objectif, de l’assiette du resto le plus « liker » de notre banque « d’ami » et le bouton envoyer de Snapchat. Malgré toutes ces recettes « vintages » et ces émissions de cuisine où on nous y présente en plat de résistance l’attitude sexy et cool du dernier chef de l’heure, s’alimenter n’aura jamais semblé aussi complexe!

Soit! Que l’expert diplômé aille se rhabiller avec ses grands discours éclairés et endormant puisque s’il veut influencer autant que santénutritionjesaispasdequoijeparle.org ou la dernière recette à 120 000 calories qui utilise 6 pots de la tartinade au chocolat la plus populaire, il devra touiller fort pour dominer mon fils Facebook.

Bon «Twit»!

Crédit photo: (123RF/Lukas Gojda)